Prise extravagante : un énorme crapaud rose (?) venu d'on ne sait où... Les berges de l'Aire, qui coule au milieu de Varennes, sont pourtant fort éloignées de la maison.

 

Je n'ai pas encore réussi à identifier ce batracien gigantesque parmi les variétés connues en France. Si quelque lecteur avait une idée précise ? Seul le Bufo bufo peut atteindre les 18 centimètres à ma connaissance, mais sa robe est terne et pas d'un aussi joli rose...

Nos amis strasbourgeois nous ont ramené de leurs vacances en Afrique du Sud un authentique plumeau zoulou en plumes d'autruche.

« Faute de dindes sauvages pensylvaniennes, une autruche fera bien l'affaire...»

Autre séance de relaxation dans son fauteuil préféré...
Dans le jardin sous la neige (hiver 2005-2006)

Dans la buanderie du vieux couvent, à l'aube, un cadavre exsangue au pied de l'escalier...

Un lérot (printemps 2007).

Les Lérots sont systématiquement détruits par beaucoup de Varennois (notamment, notre amie, la terrible «Tata Jeanne», les empoisonne ou met des pièges) car ces animaux malicieux, querelleurs et omnivores viennent la nuit dévorer tout ce qu'ils trouvent et ils sont universellement honnis dans le monde rural. Il convient de rappeler qu'ils s'agit d'animaux protégés ! Parmi les exploits dont sont capables ces jolies petites bêtes qui ressemblent un peu aux gerboises vendues dans les animaleries : percer les capsules en aluminium des bouteilles de lait et y plonger la queue afin d'en soutirer le liquide, vider les pots de confiture, ouvrir certaines conserves stériles en grignotant patiemment la pellicule de caoutchouc qui les maintient sous vide. Dans ma cave, au début, un pot de manchons de canard confits dans leur graisse, acheté chez un éleveur de la région, avait été ainsi ouvert et en partie dévoré. À mon arrivée à Varennes, j'ai tout d'abord entendu parler des affreux ravages des Loirs, car c'est sous cette appelation (fausse) que sont connues ces bestioles (mais il est vrai qu'étymologiquement le mot Lérot dérive de Loir, au 16e siècle : ce sont en réalité deux espèces différentes) ; et, effectivement, il y en avait dans le grenier qui menaient, dès la nuit venue, une véritable sarabande infernale. Depuis qu'il est isolé et refait à neuf, avec de nouvelles tuiles, ces diablerie, qui évoquaient la chevauchée de la Mesnie Hellequin, ont cessé. Mais il est un moyen tout simple d'éviter les déprédation de ces Lérots : posséder un chat ! Depuis que Toto sévit, les hordes ravageuses se sont calmées. Le crime imagé sur cette page, commis par notre Raminagrobis cruel, est moins terrible que l'assassinat de familles entières de Lérots au moyen de poisons délétères. Tobias les tient à distance avec bonheur (même chez notre voisine Tata Jeanne) et ne prélève pas plus d'un ou deux spécimens de ces petites bêtes par an. Une nuit, cependant, j'en ai aperçu un, dans la petite cage suspendue à l'abri des prédateurs où je mets régulièrement de la nourriture pour les mésanges : installé après le départ des oiseaux, il grignotait tranquillement les graines à la lueur de l'astre lunaire. Comment avait-il pu accéder à cet endroit inaccessible à la gent aptère ?